Comme dans la série Favelas, Florent España poursuit son travail sur l’esthétique de l’accumulation, Le motif de cette série « Popporn » est une représentation simplifiée à l’extrême de la silhouette humaine. « Pop » par ses couleurs traduit la diversité de l’humanité. Dans ses premiers PopPorn (2010), Florent Espana a exprimé un des travers de la nature humaine : « quand le pop devient porn » (pornê en grec signifiant prostituée) c’est à dire lorsque l’homme consomme l’autre. Ensuite, il a simplifié le motif afin de représenter l’homme sous une autre facette. PopPorn devient alors une écriture sur le métissage, sur la mutation, sur le rassemblement, sur l’unité, sur le brassage des cultures. Les hommes ou femmes entremêlés, imbriqués dessinent une forme identifiable : Sans l’autre, l’homme n’est rien. La force du motif est sa simplicité presque primitive mais qui n’en est pas moins assimilable à du « street art » puisque sa propension à être utilisée est infinie.
















